Histoire de pains

Publié le par tartineetboterham

Nous avons pour principe à la maison de favoriser les commerçants et artisans locaux, au détriment des grandes enseignes qui sont impersonnelles et qui ne proposent pas toujours des produits de qualité. Au fur et à mesure, je me réjouis de m’apercevoir que mes courses hebdomadaires se font de plus en plus rapidement et que je dépose de moins en moins de choses dans mon caddie (et qu’elles me coûtent de moins en moins cher, évidemment !). Puisque nous achetons nos légumes et nos produits laitiers dans un groupe d’achat, que nous ne mangeons pas (ou très très rarement, disons en cas d’envie viscérale de fringale…) de produits transformés tels que biscuits et préparations en bocaux ou conserves, et que nous sommes très économes sur les produits d’entretien et de beauté (soit faits maison, soit limités au stricte minimum !), la liste des produits à acheter chaque semaine est alors réduite.

Je ne m’y rends que pour les fruits (que je ne peux pas me procurer au groupe d’achat, à mon grand désespoir) et les produits de base (pâtes, céréales, farines, chocolat – oui oui le chocolat est un produit de base !, vin – comment ose-je le classer dans les produits de base ? -, etc).

 

Je rêve du jour où je pourrais totalement nier ces magasins mais hélas, je ne vois pas comment je pourrai produire mon propre chocolat et mon propre café du fond de ma campagne. La question des pâtes, j’y réfléchis. Je pourrais tout acheter à l’épicerie bio de ma ville mais je regarde quand même à la dépense et ne désire pas pour autant profiter du marketing pro-bio qui autorise les commerçants à pratiquer des tarifs exorbitants (mais je m’écarte du sujet là…).

 

Jusqu’il y a peu, nous achetions notre pain chez la boulangère du quartier (et j’en reviens là à ma première phrase), toujours souriante, certes, mais dont le pain manquait de consistance et de caractère. Parfait pour un dépannage un soir de semaine, mais décevant pour une consommation quotidienne. Il y a bien d’autres boulangeries dans ma ville qui font des pains très bons (à des prix qui le sont moins parfois…), mais je ne me rends que très rarement au centre ville aux heures où elles sont ouvertes.

La suite, vous la devinez : à force de lecture, j’ai appliqué ma théorie du « fait maison » et me suis mise à confectionner mon propre pain, sous les yeux désespérés de l’homme qui s’interrogeait sur ma nouvelle lubie. Au levain, tout d’abord, puis à la levure, puisque je n’étais pas totalement familiarisée avec la boulange pour fabriquer un pain au levain digne de ce nom. La levure étant plus facile puisqu’instantanée, je m’en suis fait mon alliée des pains réussis. Le levain donne un goût sensas au pain mais je m’y mettrai lorsque j’aurai un peu plus de temps (en 2024 ?).

Je ne sais pas si je peux retirer un réel bénéfice financier de la confection de mon propre pain (la farine bio n’est pas si peu chère, ni le gaz de ville) mais il est certain que le bénéficie gustatif, lui, est bien là ! Je suis maintenant incapable d’avaler une seule tranche du pain de ma boulangerie de quartier sans avoir l’impression de manger du carton pâte. J’exagère à peine.

 

La mine réjouie de l’homme lorsqu’il déguste une belle tranche du pain maison me le prouve pleinement, et puis c’est vrai qu’il est bon, MON pain. Blanc, complet, avec des graines, sans graine, brioché, petit, grand, lourd, léger… je ne m’en lasse pas ! Quelques recettes suivront, si vous voulez bien J

 

Pour l’aspect pratique, je refuse d’avoir une machine à pain (gare à celui ou celle qui m’en offrira une !) : je considère que ça ne sert à rien puisque ça marche très bien avec un saladier, un robot, une cuillère en bois et mon four (aussi capricieux soit-il). J’aime avoir la liberté de faire un pain en forme d’étoile si le cœur m’en dit, alors une machine à pain, non non non.

Mes farines viennent d’un moulin de ma campagne. Ce moulin fabrique des farines traditionnelles mais également issues de l’agriculture biologique. Sans être 100% convaincue de l’authenticité de leur appellation biologique (qui n’est pas certifiée de toute façon), j’avoue qu’il m’est confortable de m’y rendre parce que c’est tout près de chez moi (et surtout qu’ils ont un de ces rayons d’accessoires et d’ingrédients, mazette, j’y resterai des heures !). Puisqu’ils n’ont pas de farine blanche biologique, j’achète la Biotime de Colruyt qui pourrait également appeler à controverse, mais c’est tout aussi commode de l’acheter sur place puisque je m’y rends chaque semaine.

Je ne suis pas une scientifique dans l’âme et j’avoue que je fais mes pains de façon bien peu orthodoxe… La seule chose que je surveille bien c’est le temps et la température de cuisson pour ne pas me retrouver avec un pain carbonisé à la base que je dois gratter au couteau dans le jardin (on parle de vécu là, j’entretiens avec mon vieux four une relation conflictuelle…) et me soucie bien peu de la façon de mélanger les ingrédients (la farine c’est avant l’eau ? et la levure c’est avec le lait ? et si je tournai ma cuillère dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ?)… Tant que ça marche, c’est bon … !

 

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