Késako ?

Publié le par Aurélie

Avant que vous ne leviez les bras au ciel, à la lecture de mes recettes, en criant « mais qu’est-ce tout ça bon sang ? », j’ai rassemblé les ingrédients les plus farfelus de ma cuisine pour vous les présenter.

 

Ils sont vraiment très faciles à vivre, gageons qu’ils seront également heureux de faire partie de votre quotidien, si le cœur vous en dit J

Certains se trouvent dans les grandes surfaces, mais pour d’autres, il se peut que vous deviez être un peu plus imaginatif en vous rendant dans des magasins inexplorés depuis lors. Voyez l’aubaine.

 

La pâte de sésame (appelée aussi tahin, tahini, tahina, téhina ou tahiné, elle n’est pas difficile)

 

La pâte de sésame est un condiment extra pour donner un petit goût d’on-ne-sait-quoi dans les préparations chaudes et froides.

Il s’agit d’une pâte à base de graines de sésame – vous aurez deviné – moulues et mélangées avec de l’eau et de l’huile. C’est en orient qu’elle est le plus utilisée, du Proche-Orient à l’Asie, d’où la multitude de synonymes pour la nommer. L’origine du mot signifie en arabe « moudre » et c’est drôlement bien trouvé.

Elle est ajoutée à une purée de pois chiches pour en faire un formidable houmous et peut être mélangée à un wok, une sauce ou des gâteaux. Certains aventureux le mangent même tel quel sur des toasts ou des tranches de pain mais je n’en suis pas fan (toutefois, si vous aimez le beurre de cacahuètes, ça peut vous réjouir).

J’ai trouvé la mienne chez Oxfam, mais vous la trouverez dans n’importe quel magasin bio et peut-être dans une grande surface au rayon épicerie orientale.

 

Le gomasio

 

En voilà une belle découverte ! Ce condiment d’origine japonaise est composé d’un mélange de sésame grillé et de sel marin. Puisque j’en suis dans mon étymologie, sachez que « goma » signifie sésame en japonais et que « shio » signifie sel. Dingue, non ?

Alors évidemment il est possible de le faire soi-même mais, pour l’heure, j’ai acheté le mien dans un beau grand paquet que je vois fondre à vue d’œil. C’est qu’on en met partout, du gomasio : dans le pain, dans une salade, dans un wok, sur du poisson, etc etc. Comme il est moins salé que le sel (les proportions seraient un gramme de sel pour six à vingt grammes de sésame, selon les écoles) pour un goût tout aussi prononcé, nos artères nous remercient ! De plus, j’apprends ce jour que le sésame est supposé fortifier le système nerveux et neutraliser l’acidité, alors que le sel marin favorise la sécrétion des sucs digestifs et stimule tout le métabolisme. Ah, ça c’est chouette !

J’ai acheté mon gomasio dans une boutique bio, peut-être pourriez-vous le trouver dans une grande surface bien achalandée en épicerie orientale ?

 

Le quinoa

 

Le quinoa n’est pas tout à fait considéré comme une céréale, puisqu'il ne fait pas partie de la famille des graminées (que sont le blé, le maïs, l’avoine, etc), mais – aussi étrange que cela puisse paraître - de celle de la betterave et des épinards. Si j’étais vous, je retiendrai cette information pour la ressortir lors de dîners mondains avec des bobos. Apprenez également qu’il vient d’Amérique du Sud et signifie en quechua « mère de tous les grains » (caramba, vous voilà le maître de la soirée en deux coups d’information bien placés).

Si vous êtes curieux, vous retiendrez également que le quinoa est farinable (comprenez « transformable en farine ») mais qu’il ne contient pas de gluten. On ne peut donc par exemple pas faire de pains avec la farine de quinoa, mais certains gâteaux et crêpes, oui. C’est un aliment très riche en fer et en protéine.

Il se cuit comme de la semoule : on le plonge dans deux fois son volume d’eau bouillante et en attend qu’il ait tout absorbé et que le germe apparaisse. Certains le rincent avant pour éliminer son goût amer, mais ne l’ai jamais fait et ne trouve pas pour autant qu’il est amer. On l’utilise comme féculent par exemple, en remplacement des pâtes, riz et pommes de terre et certaines recettes l’ajoutent crus dans des pâtisseries ou des recettes de biscuits.

A la maison, on l’adore mélangé avec des carottes et du curry.

On le trouve un peu partout maintenant, et c’est mieux de l’acheter bio, bien sûr, et équitable, certainement, pour le bonheur des paysans sud-américains.

 

Le boulgour (ou boulghour)

 

Le boulgour est une céréale de blé que l’on a précuit à la vapeur, séché et concassé. Il est d’origine turque. Il a les mêmes valeurs alimentaires que les pâtes et la semoule, il est donc riche en glucides lents.

Il se cuit dans trois fois son volume d’eau bouillante et on attend qu’il ait absorbé toute l’eau. Après quoi, on l’agrémente d’ingrédients de son choix. Il remplace sans problème le riz et les pâtes dans tous les plats (qui tente un boulgour bolo ?), mais sachez qu’il a une petite saveur noisette très agréable et qu’il est aussi bon dans des préparations chaudes que froides.

J’ai trouvé le mien dans un magasin bio.

 

Les graines de lin

 

Voici un ingrédient que vous devriez ajouter dans chacun de vos plats ! Considérées comme étant « anti-cancérigènes » (sans preuve scientifique toutefois), elles sont en tout cas parfaites pour faire baisser le taux de cholestérol et arranger vos petits problèmes hum, comme dire, intestinaux (dans tous les sens du terme).

Elles sont bourrées d’Oméga 3, et même si vous n’avez aucune idée de ce que ça veut dire, retenez qu’il faut en consommer tous les jours parce que c’est très bon pour la santé.

J’en mets dans mes pains, dans mes plats, j’en saupoudre mes salades, mes yaourts… bref j’ai pris l’habitude d’en mettre partout (et ne cherchez pas de quelconques conséquences sur ma santé intestinale) !

J’en trouve des bios et des pas bios dans le rayon « faire son pain » chez Colruyt et j’utilise les bios, forcément (tant qu’à faire que ça soit bon pour la santé !).

 

Le curcuma

 

Autre condiment-santé par excellence, le curcuma est une poudre magique que vous devriez ajouter dans chacun de vos plats. Si on n’en abuse pas (mais libre à vous d’en abuser !), son goût est discret et il mettra une touche de soleil dans tous vos plats. D’origine indienne, il possède de sérieux atouts concernant la santé : les indiens l’utilisent comme anti-inflammatoire et on chuchoterait qu’il a un effet positif sur le cancer du colon (grâce à la curcumine, qui soit dit en passant est à l’origine du colorant alimentaire jaune).

Le curcuma est l’ingrédient phare du curry, du colombo et du ras-el-hanout (j’espère ne pas vous choquer en vous révélant que le curry n’est pas une poudre disponible toute prête dans la nature mais bien un mélange d’épices ?).

Prenez l’habitude d’en mettre partout !

 

Le tofu

 

Je ne suis pas végétarienne mais m’arrange pour varier mes sources de protéines en mangeant le moins possible de viande. A mon grand regret, le tofu ne fait pas partie mon alimentation hebdomadaire (il faut contenter tout le monde à la maison) mais j’aime quand même bien le cuisiner de temps à autre.

Le tofu est une pâte blanche sans goût qui est issu du caillage du lait de soja grâce au jus de citron, du sel ou du vinaigre. L’astuce qui permet au lait de soja de cailler en formant non pas un fromage blanc mais un tofu est le nigari (du chlorure de magnésium naturel).

Le tofu prendra le goût de ce que vous cuisinez : si vous le faites mariner par exemple, ou si vous le poêlez avec des épices. On aime ou on n’aime pas, mais c’est un très chouette substitut à la viande qu’il n’est pas très bon (ni pour la santé, ni pour la planète) de consommer tous les jours. Il se cuit à la poêle comme une viande et peut être fourré dans des gratins, des desserts, etc. Je pense qu’il faut au moins une fois dans sa vie essayer le tofu (et le tester encore et encore sans s’avouer vaincu).

 

Le seitan

 

Au tofu dont la saveur me laisse de marbre, je préfère sans nul doute le seitan. Il s’agit d’une pâte crue de farine de blé complet dont la fabrication est somme toute particulière :  enfermée dans un sac de tissu jusqu’à ce que tout l’amidon soit parti et qu’il ne reste plus que le gluten, celui-ci, une fois séché, peut être réduit en poudre et mélangé à d’autres ingrédients (soja, gingembre, algue,…) qui vont lui donner le goût et l’apparence qu’on lui connaît.

Contrairement au tofu, le seitan a une vraie saveur et une texture intéressante : certains auront l’impression de manger un pneu, mais d’autres (comme moi) aimeront cet aspect caoutchouteux tout à fait étonnant. Il se cuit comme une viande, à la poêle. Essayez !

 

La purée d’amande blanche

 

Celle-là, elle est bien chouette !

Son prix un peu excessif se fait peu à peu oublier lorsqu’on apprend à l’utiliser au fil des jours et qu’on se rend compte à quel point elle a un potentiel MONSTRE.

Elle remplace le beurre dans les recettes de pâtisserie (à quantité égale), elle apporte une onctuosité dans les plats chauds, elle peut même se tartiner (mais ça, je n’aime pas).

Elle est top !

 

Le sirop d’agave

 

C’est une nouvelle recrue dans ma cuisine. Le sirop d’agave est d’origine mexicaine et a un pouvoir sucrant équivalent au sucre, tout en ayant un index glycémique plus faible. Il est plus doux que le miel, et peut être ajouté dans le thé ou en remplacement du sucre dans les pâtisseries. Attention, ce n’est pas de l’aspartame (bouuuh vilain aspartame), c’est quand même calorique, mais moins.

 

La suite, au fur et à mesure !

 

 

Publié dans Base

Commenter cet article